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Editorial

Cet été, j'ai pris un congé sabbatique et passé quatre mois comme vacher sur un alpage glaronais. Là-bas, je m'occupais du bien-être de 80 génisses, de 120 vaches avec leurs veaux, d'un mulet et d'un chien. Pour le gratte-papier, cela n'a pas été, à vrai dire, sans mal, ni sans douleurs de se muer en ermite, et de passer de la loi sur les télécommunications à la médecine animale, de la direction de séances à la pose de clôtures, de la recherche de compromis à la poursuite de génisses égarées. Mais, j'ai eu une occasion unique de découvrir par moi-même un monde et un mode de vie inconnus et de pouvoir apprendre presque chaque jour quelque chose de nouveau.

Pour un cadre supérieur de l'OFCOM, souvent hors du bureau et habitué à travailler en réseau avec les moyens de communication les plus modernes, l'impossibilité de capter le moindre signal de téléphonie mobile sur tout l'alpage fut une expérience à la fois intéressante et insolite. Lorsque je voulais téléphoner, je devais me rendre sur une colline, à 20 minutes de notre chalet. Dans ces conditions, pas de connexion à l'internet non plus. Comme il fallait une heure de marche pour atteindre l'alpage, les journaux ne me parvenaient qu'épisodiquement. La radio était ma seule source d'informations.

Au début, cet isolement technologique était difficile et demandait un temps d'adaptation. Après coup, il s'est révélé positif. Cette situation a en particulier développé mon sens des responsabilités et mon indépendance. Faute de pouvoir rapidement me connecter sur l'internet ou contacter par téléphone un vétérinaire ou un paysan pour leur demander conseil, j'ai dû trouver par moi-même et spontanément bon nombre de solutions, que ce soit pour soigner des bêtes malades, prévenir des problèmes d'onglons, planifier la pâture ou aider une vache à mettre bas. Cela n'a parfois pas été sans stress, mais l'effet d'apprentissage n'en a été que plus durable.

Même si cette activité de vacher m'a plu et que l'OFCOM et l'alpage forment deux mondes distincts, il ne m'a pas été difficile à mon retour à Bienne de me retrouver à nouveau face à des défis qui ne sont pas devenus moins complexes en mon absence. La palette de sujets au sommaire de cet infomailing en est la meilleure preuve! Je vous souhaite bonne lecture.

Matthias Ramsauer, vice-directeur et chef de la division Radio et télévision
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Dernière mise à jour le: 09.03.2010

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