Que ce soit dans le domaine des télécommunications ou des médias, les questions qui se posent sont de plus en plus nombreuses et nécessitent une analyse de fond. Sur mandat du Parlement et sur la base d'un rapport préparé par l'OFCOM, le Conseil fédéral a examiné l'automne dernier le marché des télécommunications et discuté des éventuelles mesures à prendre. En 2011, il présentera une expertise portant cette fois-ci sur l'évolution des médias, en réponse à un postulat du Conseil national. L'OFCOM a fait réaliser plusieurs études scientifiques à ce propos. Il en analyse actuellement les résultats pour élaborer son rapport.
Pour les consommateurs, l'utilisation des nouvelles technologies peut parfois réserver de mauvaises surprises. On songe par exemple à l'utilisation d'un téléphone portable à l'étranger ou à ces appareils, achetés sur l'internet ou à l'étranger, qui peuvent perturber les radiocommunications en Suisse. Pour éviter certains désagréments, des dispositions pour améliorer la transparence dans les tarifs d'itinérance sont entrées en vigueur le 1er juillet. L'OFCOM a également lancé une campagne d'information afin de sensibiliser le public au problème de l'utilisation d'appareils de télécommunication importés.
Durant l'année écoulée, le débat autour de la redevance de réception des programmes de radio et de télévision – qui s'est intensifié – a donné l'impression que les particularités économiques du paysage médiatique de notre pays étaient peu à peu oubliées. De nombreuses personnes n'ont manifestement plus conscience que, dans nos petits marchés plurilingues, la télévision en particulier n'est pas possible sans financement public substantiel. Sur 100 francs de redevance payés en Suisse alémanique, 40 francs vont en Suisse romande ou italienne. Si l'on ne considère que la part de la redevance allouée à la Suisse alémanique, celle-ci est moins élevée que la redevance qui est payée en Allemagne ou en Autriche par exemple. La redevance de réception est donc une contribution solidaire importante pour que toutes les régions linguistiques du pays disposent des prestations médias indispensables dans une démocratie directe plurilingue.
Martin Dumermuth, directeur